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Critique du livre Faux de Robert Kiyosaki

Quand l’auteur perd son fil
7 novembre 2025 par
Critique du livre Faux de Robert Kiyosaki
Daniel Alvarez

J’ai toujours eu un profond respect pour Robert Kiyosaki. Ses œuvres majeures comme Père riche, Père pauvre ont transformé ma vision de l’argent et m’ont ouvert les yeux sur l’importance d’investir plutôt que de dépendre uniquement d’un salaire. Ce livre, je l’ai littéralement dévoré. Il m’a mené à l’investissement immobilier, qui est devenu aujourd’hui la pierre angulaire de ma philosophie et de mon activité avec Terys.

Alors, quand Kiyosaki a publié Faux (Fake en anglais), j’étais impatient de découvrir un nouvel éclairage sur la construction de richesses. Malheureusement, ma lecture a vite tourné à la déception.

Un rappel utile : le cœur de la philosophie Kiyosaki

Ne nous méprenons pas. Le point central de Faux est parfaitement juste : il faut construire un revenu qui vous libère de la dépendance à l’emploi. L’idée de faire travailler son argent, plutôt que de travailler toute sa vie pour de l’argent, reste un principe universel.

C’est exactement ce que nous mettons en avant chez Terys : la construction de revenus passifs, stables et réguliers, grâce à l’investissement immobilier. Sur ce point, Kiyosaki reste fidèle à son héritage intellectuel.

Mais la manière dont il développe ce message dans Faux laisse à désirer.

Un livre lourd et redondant

La première critique qui s’impose, c’est la lourdeur du style. Là où Père riche, Père pauvre allait droit au but avec des anecdotes simples et percutantes, Faux multiplie les répétitions.

Chaque idée est reprise encore et encore, jusqu’à l’épuisement. Le lecteur a l’impression d’assister à une conférence filmée, puis retranscrite mot pour mot, sans le travail éditorial nécessaire pour condenser et donner du rythme.

Résultat : un livre qui pourrait faire 150 pages s’étire inutilement sur près du double.

L’absence de fil rouge

Une autre faiblesse majeure de Faux est son manque de structure. L’ouvrage part dans toutes les directions : un chapitre sur l’or, un autre sur le bitcoin, des digressions politiques, des critiques du système éducatif.

Là où les premiers livres de Kiyosaki suivaient un fil conducteur clair, celui-ci semble plus proche d’un collage de réflexions personnelles accumulées au fil des années sans un vrai travail pour structurer le tout de manière cohérente.

Pour un lecteur qui cherche une méthode applicable, le résultat est frustrant. On termine le livre avec plus de questions que de réponses.

Une promotion maladroite de l’or et du bitcoin

Le point qui m’a le plus dérangé est sans doute la promotion insistante de l’or et du bitcoin.

Kiyosaki présente ces deux actifs comme des solutions incontournables face à l’effondrement du système financier. Mais ce discours tranche brutalement avec la philosophie pragmatique de ses premiers ouvrages.

Pourquoi ce revirement ? Il est difficile de ne pas penser que l’auteur a désormais des accords avec des plateformes qui vendent de l’or ou des cryptos, et qu’il touche des commissions. Cette orientation commerciale nuit à la crédibilité du propos.

Là où il défendait autrefois la construction patiente d’actifs solides, il tombe aujourd’hui dans le piège des modes financières.

Le contraste avec ses œuvres originales

La comparaison avec Père riche, Père pauvre est cruelle. Le premier livre était simple, limpide, accessible à tous. Chacun pouvait en tirer une action concrète : acheter un actif, investir dans l’immobilier, comprendre la différence entre passif et actif.

Avec Faux, on se retrouve dans un discours alarmiste, parfois complotiste, qui fait la promotion d’actifs spéculatifs. On s’éloigne du bon sens financier qui avait fait la force de son message.

Pour moi, ce virage affaiblit le capital confiance que Kiyosaki avait bâti.

Ce que je retiens malgré tout

Soyons justes : Faux contient malgré tout quelques rappels utiles.

  • Ne pas faire confiance aveuglément au système financier actuel. Les déboirs de Crédit Suisse sont un rappel.
  • Se former en permanence pour comprendre le monde de l’argent.
  • Construire des revenus indépendants de son salaire.

Mais ces idées, Kiyosaki les avait déjà formulées bien mieux dans ses précédents ouvrages. Inutile de lire Faux pour les comprendre.

La vraie leçon pour un investisseur : rester concentré

En définitive, ce livre m’a surtout rappelé une chose : il ne faut pas se laisser distraire par les modes ou les discours trop alarmistes.

L’immobilier, lui, reste fidèle à ses promesses. En Suisse, les rendements nets oscillent entre 5 et 7 % par an, les loyers suivent l’inflation, et les actifs immobiliers s’apprécient régulièrement avec le temps.

Contrairement à l’or ou au bitcoin, un immeuble génère du revenu passif sans que vous ayez besoin de vendre l’actif. C’est exactement cette stabilité que nous défendons chez Terys.

Conclusion : un rendez-vous manqué

Faux avait tout pour être un grand livre. Mais à force de répétitions, de manque de structure et de promotions douteuses, il échoue à convaincre.

Kiyosaki reste une source d’inspiration pour moi, mais je recommande toujours ses premiers ouvrages à ceux qui veulent poser les bases de leur indépendance financière.

Et si vous cherchez aujourd’hui un moyen simple et concret de construire des revenus passifs, je vous le dis sans détour : ne perdez pas de temps avec Faux, investissez dans des actifs réels comme l’immobilier.

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